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Femmes détenues en Syrie. Un documentaire poignant

Femmes détenues en Syrie

Avez-vous regardé « La Syrie, le cri étouffé », ce documentaire réalisé par Manon Loizeau et d’Annick Cojean abordant le sujet des femmes détenues en Syrie ?

Femmes détenues en Syrie. Extraits des témoignages…

Sous le règne de Hafez El Assad la peur régnait jusqu’à l’intérieur des maisons puis vint Bachar El Assad….

Dans Syrie, le cri étouffé, les femmes racontent les crimes dont elles ont été victimes… Des témoignages poignants… Une dure réalité longtemps laissée sous silence…   

Si tu veux tu le peux mais sois forte et avance, me disait toujours mon père.

Puis il est décédé. Et puis la révolution est venue. Ou qu’on aille tout était révolution.

Pour le régime Bachard El Assad nous étions tous des terroristes, j’avais participé à des manifestations et soigné des blessés.

Ils m’ont fait entrer dans une chambre luxueuse avec la photo du président et un bureau très joli. Beaucoup de femmes était arrêtées, c’était soit tu te rends soit on garde ta femme chez nous. Jamais on aurait pensé qu’une telle chose pourrait arriver en Syrie.

Ces témoignages glaçants relatent la vie des femmes détenues dans les geôles du régime d’Assad. Les faits dévoilés longtemps laissées sous silence.

Depuis le début de la révolution, ces femmes sont devenues des armes redoutables pour détruire les révolutionnaires. Le régime via ces actes “tabous” dans les sociétés arabes cherche à anéantir les combattants en s’attaquant à leurs femmes, mères, soeurs…

Née le 18 mai 1986, j’étais fonctionnaire avant la révolution.

Le jour du massacre des jeunes de la liberté, 750 personnes ont été tuées.

Je vivais au dispensaire, j’ai appris à soigner les gens et je m’occupais des blessés pendant la nuit. Le régime s’est mis à me rechercher.

Un jour, je suis rentrée chez moi et ils sont venus me chercher ils m’ont traînée à terre dans tout le quartier.

Mon amie enceinte de 7 mois et demi a accouché devant moi tellement ils l’ont violée. Le Centre de sûreté d’état c’est le lieu duquel je vous parle. Matin et soir c’était coups et viols.

Au début de la révolution les viols avaient lieu uniquement dans les prisons puis lors des barrages puis chez elles devant leurs maris et enfants puis en pleine rue. C’était un moyen de pression. Ils faisaient parvenir les images aux maris pour les détruire.

J’étais à la prison Afaq. C’était une prison secrète, spéciale. Personne ne connaît son existence. Il est très difficile de sortir vivant de ces lieux. Dans les couloirs, tu vois plein de cadavres. Ils nous disaient : « Continuez comme ça, et vous vous décomposerez ici, comme eux. » Ils nous forçaient à marcher entre les cadavres pour qu’on voit ce qui allait nous arriver si on n’avouait pas tout. Cinq des femmes qui étaient détenues avec moi se sont suicidées parce qu’elles ont été violées.

Aujourd’hui il y a beaucoup de femmes pour lesquelles on ne sait pas ce qu’elles sont devenues elles ont juste disparu…

L’injustice pour les femmes détenues en Syrie c’est d’être punies par la société et le régime.

La plupart des femmes préfèrent taire les atrocités qu’elles ont subi. Elles choisissent d’éviter d’être déshonorées… En Syrie, les femmes violées sont reniées par leurs maris et leurs familles.

Certaines décident de mettre fin à leurs jours et d’autres disparaissent du jour au lendemain. Tuées par leurs pères, leurs frères ? Personne ne le sait vraiment.

J’ai l’impression d’être une esclave

La dernière fois, ils étaient 5. J’ai ressentie une douleur inouïe.

Il y avait une mare de sang, j’ai perdu connaissance.

Et ça continue d’avoir lieu aujourd’hui, évidemment…

Ce documentaire m’a épouvanté… Il est difficilement imaginable pour nous, français(e)s, d’imaginer que de tels actes soient commis encore aujourd’hui. Triste réalité…

Il n’est pas possible de ne rien faire pour aider ce peuple et ces femmes détenues ! Je reviendrais vers vous prochainement pour vous parler des actions mises en place pour lutter contre ces atrocités

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